Economie : Paris mise sur les PME camerounaise

Economie : Paris mise sur les PME camerounaise

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Une coopération économique qui change de visage

Le Cameroun et la France veulent donner un nouveau souffle à leur partenariat économique. Reçu le 10 juin 2026 à Yaoundé par le ministre des PME, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, l’ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier, a engagé des discussions visant à renforcer la coopération bilatérale autour de l’entrepreneuriat et de l’investissement.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique impulsée par les récents sommets Afrique-France, où Paris privilégie désormais une logique de partenariat et de co-construction plutôt qu’une approche fondée sur l’assistance.

Le nerf de la guerre : le financement

Au centre des échanges figure la question du financement des PME camerounaises, considérée comme l’un des principaux freins à leur développement. Les deux parties envisagent de renforcer les mécanismes d’accès aux capitaux afin de soutenir la croissance des entreprises locales et stimuler la création d’emplois.

Le pari du numérique et de l’innovation

La coopération franco-camerounaise pourrait également prendre une dimension technologique avec la création d’un réseau d’incubateurs et d’accélérateurs d’entreprises. Des programmes de formation à l’intelligence artificielle, au commerce électronique et à la cybersécurité sont envisagés pour accompagner la transformation numérique des PME camerounaises.

Cap sur les marchés internationaux

Les discussions ont aussi porté sur l’internationalisation des entreprises camerounaises. Parmi les projets à l’étude figure l’organisation d’un Forum Cameroun-France des PME, destiné à rapprocher investisseurs, entreprises, banques et collectivités territoriales des deux pays.

L’objectif affiché est de favoriser la création de coentreprises, les accords de sous-traitance et les partenariats industriels entre acteurs économiques camerounais et français.

Moderniser l’écosystème entrepreneurial

Enfin, Yaoundé et Paris envisagent un accompagnement institutionnel à travers la modernisation des Centres de formalités de création des entreprises (CFCE) et la mise en place d’un Observatoire national des PME. Cette structure permettrait de mieux évaluer les politiques publiques et les initiatives privées dédiées à l’entrepreneuriat.

La France, un modèle à observer

Avec près de 4,5 millions de salariés employés par ses PME et un secteur de l’économie sociale représentant environ 10 % de son PIB, la France dispose d’une expérience que le Cameroun entend mettre à profit pour accélérer la transformation de son tissu entrepreneurial.

L’audience entre Achille Bassilekin III et Sylvain Riquier apparaît ainsi comme un signal fort : celui d’une coopération économique qui mise désormais davantage sur l’entreprise, l’innovation et l’investissement que sur l’aide traditionnelle.

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