De la troisième à la première catégorie, le Port Autonome de Douala franchit en six ans deux paliers majeurs et inscrit sa transformation dans une dynamique de performance économique et financière.

Six ans pour changer de catégorie
Le Port Autonome de Douala (PAD) change de dimension. La nouvelle classification des entreprises publiques camerounaises, consacrée par l’Arrêté n°00000015/MINFI du 13 août 2026, fait désormais entrer l’entreprise portuaire dans le cercle des sociétés publiques de première catégorie.
Cette promotion n’est pas seulement une évolution administrative. Elle vient surtout consacrer une trajectoire de performance construite sur plusieurs années et mesurée à travers des indicateurs économiques et financiers.
Le contraste avec la situation de 2020 est particulièrement saisissant. À cette époque, le PAD figurait encore dans la troisième catégorie, selon l’Arrêté n°00000200/MINFI du 4 mai 2020.

Le pari de Cyrus Ngo’o
C’est dans ce contexte que le Directeur Général, Cyrus Ngo’o, avait fixé un cap particulièrement ambitieux : faire progressivement du PAD une entreprise publique de première catégorie.
L’objectif était alors loin d’être acquis. Il supposait de renforcer les performances de l’entreprise, d’accroître son activité et de consolider ses équilibres économiques et financiers.
La première étape est franchie en 2023. L’Arrêté n°00000001/MINFI du 3 janvier 2023 fait passer le PAD de la troisième à la deuxième catégorie.
Trois ans plus tard, le dernier verrou saute.

De la promesse aux résultats
Avec l’arrêté du 13 août 2026, le PAD accède à la première catégorie. En six années, l’entreprise aura ainsi franchi deux niveaux de classification.
Cette progression donne une traduction concrète à une ambition affichée en 2020 : faire du principal outil portuaire de la capitale économique une entreprise publique capable de soutenir la comparaison avec les structures les plus performantes du portefeuille de l’État.
Au-delà du symbole, cette évolution constitue un signal sur la transformation du PAD. Elle traduit, à travers la classification officielle de l’État, l’amélioration de son poids économique et de ses performances.

Un port qui change d’échelle
Pour un port comme celui de Douala, cette montée en gamme revêt une importance stratégique. Le PAD occupe une position centrale dans les échanges commerciaux du Cameroun et dans la desserte d’une partie importante de l’hinterland de l’Afrique centrale.
Passer de la troisième à la première catégorie ne constitue donc pas uniquement une récompense institutionnelle. C’est aussi un indicateur de la capacité de l’entreprise à changer d’échelle, à consolider ses activités et à renforcer sa contribution à l’économie nationale.
Le pari lancé en 2020 est aujourd’hui matérialisé dans la classification officielle des entreprises publiques : en six ans, le PAD a gravi deux marches. De la troisième catégorie à la première, la performance n’est plus seulement un objectif affiché. Elle devient un classement.






