The Politics Hebdo : Comment êtes-vous arrivée en politique Madame EJAKE née ENDALLE Henriette : Je suis Endalle Henriette Epouse Jake BONDA, Maire de la commune de Mbanga depuis 2020. Avant, j’ai été conseillère municipale de 2013 à 2020. La politique a toujours été une passion pour moi. Avant l’âge de 30 ans je faisais déjà la politique. J’ai toujours été fortement encouragée par mon mari qui m’a toujours soutenu sur ce terrain. J’ai commencé à Kribi ou mon mari était fonctionnaire. J’ai fait mes classes en commençant par la cellule de base, je suis passée par la sous-section etc… Je suis mariée à Mbanga. J’ai toujours été présent dans cette ville à toutes les campagnes, et pendants divers événements. C’est nous qui avions contribué à l’époque pour la construction maison de partie en 2013, je postulais au poste d’adjoint, et j’ai perdu. Je ne me suis pas découragée, mais j’ai décidé de revenir en 2020.
The Politics Hebdo : Pouvez-vous nous présenter votre commune ? Madame EJAKE née ENDALLE Henriette : La commune de Mbanga a une superficie de 544 km2, avec une population de 44 000 habitants. 25 conseillers municipaux. C’est-à-dire que nous avons la majorité absolue. A notre charge nous avons 80 km de route à entretenir à 50 km de douala, et à 60 km du chef-lieu de département Nkongsamba. Nous avons au sein de la mairie : Un service d’hygiène, des affaires sociales, des recettes, les affaires sociales, économiques, secrétariat général, un service technique. Les populations de Mbanga vivent essentiellement de l’agriculture et du petit élevage. Il y’a aussi la culture du palmier à huile.
The Politics Hebdo : Vous avez la majorité absolue, quel est le secret de votre victoire ?Madame EJAKE née ENDALLE Henriette : Le MRC a voulu nous mettre en difficulté à Mbanga, mais on s’est mis au travail, et à l’écoute des populations. Les populations avaient des problèmes de ponts à Bandja que nous avons construits pour permettre aux populations d’écouler leurs marchandises. Nous avons aménagé les routes de Ndoh 1 et 2. Nous avons fait du porte à porte auprès des populations. Bien qu’ayant la majorité absolue et étant tous du RDPC, les conseillers veillent à ce que les promesses faites aux populations soient tenues. Les conseils municipaux ici sont souvent très houleux ici.
The Politics Hebdo : comment vivez-vous la décentralisation au sein de votre commune, que pensez-vous qu’elle apportera de manière spécifique à une ville comme Mbanga? Madame EJAKE née ENDALLE Henriette : la décentralisation c’est le transfert des compétences. Elle est effective, même si elle n’est pas totale. Nous recevons nos 100 millions du Mindevel. Nous sommes en ce moment en train de refaire les boutiques au marché qui dataient de 1930. D’ici la fin de notre mandat, le marché aura une nouvelle ossature. Avec la décentralisation, nous allons nous même définir nos priorités. Yaoundé ne décidera plus à notre place. Nous avons à Mbanga des problèmes d’eau, de routes, de pistes agricoles qu’il faut desservir, des écoles à construire. Mbanga a tout ce qu’il faut pour obtenir le département tant souhaité : Nous avons la compagnie de gendarmerie à Mbanga, ce qui n’existe pas à Loum, ni à Dibombari, nous avons le tribunal de première Instance, le service des Impôts. Nous avons saisis le chef de l’état plusieurs fois pour réclamer le département nous attendons.
The Politics Hebdo: Quelles sont vos difficultés au quotidien ? Madame EJAKE née ENDALLE Henriette : Nos populations ont beaucoup de besoin que la mairie ne peut pas satisfaire. Nous avons un sérieux problème d’éclairage public, d’eau, de routes etc… Nous n’avons presque plus de poches de recettes. PHP a fermé, la création de la commune de Mombo nous a fait perdre beaucoup de poches de recettes. Tangui, les carrières sont désormais à Mombo, les brasseries sont entrain de partir, Nous avons près de 8000 déplacés de la crise anglophone à Mbanga. Nous ne comptons que sur le marché pour avoir un peu de recettes.
The Politics Hebdo: Quel est l’état du compte administratif de votre mairie ? Madame EJAKE née ENDALLE Henriette : Notre budget est de 630 908 000 frs CFA. Ce qui nous permet de construire les boutiques en ce moment, les boutiques, les écoles en cours en ce moment. C’est un budget prévisionnel qu’il faut se battre pour avoir. Mais ça reste insignifiant.

The Politics Hebdo : Quelles sont vos réalisations à date à la commune ? Madame EJAKE née ENDALLE Henriette : à ce jour, nous avons réhabilités l’abattoir que nous avons rendus opérationnels, nous avons commencé contre l’hygiène et salubrité en mettant des tracteurs en marche qui ne fonctionnaient pas depuis 5ans, ce qui nous permet de faire de la propreté dans la ville. La route de la chefferie par exemple, le commissariat étaient inaccessibles, nous avons remédié à ça. Nous avons réhabilités la clôture de l’école du centre pour que les enfants soient plus en sécurité. 40 nouvelles boutiques sont en construction pour le marché en ce moment. Un hangard est en construction au Marché B, un autre en Kombe. En 2020, nous avons construit le pont de Bandja, c’était un pont en bois, aujourd’hui c’est en béton, pour la plus grande fierté des populations. Au Niveau de la Mobil vers le collège saint jean, il y’avait constamment inondation, nous avons remédié à ça. Pendant la rentrée scolaire, nous avons désinfectés les écoles et offerts des kits barrières aux écoles (savon, désinfectants etc…)
The Politics Hebdo : Dans quelle situation avez-vous trouvez la mairie à votre arrivée, quel était le budget ? Madame EJAKE née ENDALLE Henriette : Le budget était à 530 000 000 aujourd’hui il est 630 908 000. Les droits de places au marché ont augmenté, nous sommes à près de 20 millions de recettes maintenant, avant c’était à 4 500 000 frs CFA. Les taxes d’hygiènes qui étaient à peine à 1 500 000 sont aujourd’hui à près de 5 millions, ce qui est au-delà des prévisions. On essaie de multiplier les poches de recette, je me débrouille en tant que femme.
The Politics Hebdo : Que souhaitez-vous que les populations retiennent de vous ? Madame EJAKE née ENDALLE Henriette : je souhaite que les populations retiennent de moi la femme rigoureuse qui veut améliorerles conditions de vie des populations. Je souhaite que les problèmes d’eau à Mbanga soient un triste souvenir, avant la fin de mon mandat. Je souhaite aussi réhabiliter le stade municipal de Mbanga avant la fin de mon mandat. Je serais peut-être dans une liste en 2025, si les populations décident de me faire confiance, je reviendrais volontiers. J’essaie de rencontrer le maximum de personnalités pour qu’on parle de Mbanga en bien. Je rêve de voir un hôpital qui a subi une transformation complète






