Drain Kambo : La CUD coupe court à la polémique

Drain Kambo : la CUD clarifie les travaux à Bocom-Cogefar

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Bocom-Cogefar — Douala 3ᵉ. Face aux inquiétudes exprimées par certains riverains sur les travaux en cours, la Communauté urbaine de Douala (CUD) clarifie les contours de l’opération. Pas de vaste emprise de 20 mètres annoncée : l’intervention vise d’abord le curage et le recalibrage maîtrisé du drain, avec un objectif prioritaire : réduire les risques d’inondation.

Pas d’emprise de 20 mètres

La polémique née autour des travaux engagés sur le drain Kambo trouve désormais une réponse officielle. La CUD confirme être à l’origine de l’opération et précise avoir mobilisé l’entreprise SECA dans le cadre de son dispositif de prévention des inondations.

Contrairement à certaines informations relayées dans la zone, aucune emprise de 20 mètres n’est prévue dans le cahier des charges. La municipalité urbaine entend ainsi clarifier la nature et l’ampleur des travaux engagés à Bocom-Cogefar.

Curage, recalibrage et protection des berges

L’intervention porte principalement sur le curage du lit du drain, dont la largeur moyenne actuelle est estimée à environ 6 mètres. Lorsque la configuration du site le permet, un recalibrage supplémentaire de l’ordre de 1 à 2 mètres peut être réalisé.

L’objectif affiché est double : rétablir une circulation plus fluide des eaux et limiter les risques de débordement, tout en préservant autant que possible les voies sur berges et en évitant des démolitions qui ne seraient pas nécessaires à la réalisation de l’opération.

Une approche qui traduit, selon la CUD, la volonté de concilier impératifs hydrauliques et contraintes urbaines dans un secteur particulièrement exposé aux effets des fortes pluies.

Une opération déjà expérimentée

Le chantier actuel ne constitue pas une première dans cette zone. Une opération similaire menée il y a environ deux ans avait déjà contribué à réduire sensiblement les débordements enregistrés autour du drain Kambo.

Cette nouvelle intervention bénéficie toutefois d’un renforcement du dispositif technique avec la mobilisation d’une pelle amphibie, un engin particulièrement adapté aux travaux réalisés dans des zones difficiles d’accès et aux conditions hydrauliques particulières du drain.

La concertation mise en avant

Autre précision apportée par la CUD : les travaux n’auraient pas été engagés sans information préalable des responsables locaux. Des réunions d’information et de sensibilisation auraient ainsi été organisées avec les responsables des blocs concernés.

Pour la collectivité, l’enjeu dépasse donc la seule question du chantier de Bocom-Cogefar. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les inondations qui affectent régulièrement plusieurs secteurs de Douala.

À Douala, l’urgence reste hydraulique

Au-delà de la polémique sur les dimensions du chantier, le véritable défi demeure celui de la maîtrise des eaux pluviales dans une métropole particulièrement vulnérable aux inondations.

À Bocom-Cogefar comme dans les autres zones exposées, le curage, l’entretien et le recalibrage des drains constituent des leviers essentiels pour maintenir les capacités d’évacuation des eaux. La CUD assure ainsi rester mobilisée pour améliorer l’écoulement du drain Kambo et réduire, autant que possible, la fréquence et l’ampleur des débordements.

Une mise au point qui vise surtout à ramener le débat sur le terrain de la prévention des inondations, de la protection des riverains et de l’efficacité des infrastructures hydrauliques.

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