Affaire Vice-Amiral Joseph Fouda : ses conseils sortent l’artillerie

Dans une mise au point consacrée aux déclarations du Colonel retraité Metogo Atangana Gabriel, les conseils du Vice-Amiral Joseph Fouda contestent plusieurs affirmations

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les conseils du Vice-Amiral Joseph Fouda livrent leur version et renvoient le Colonel retraité Metogo Atangana Gabriel devant le juge militaire.

Mandat d’arrêt, échanges téléphoniques, affaire des 100 millions FCFA : les conseils du Vice-Amiral Joseph Fouda livrent leur version et renvoient le Colonel retraité Metogo Atangana Gabriel devant le juge militaire.

La bataille se déplace des réseaux sociaux vers le terrain judiciaire. Dans une mise au point consacrée aux déclarations du Colonel retraité Metogo Atangana Gabriel, les conseils du Vice-Amiral Joseph Fouda contestent plusieurs affirmations attribuées à leur client et appellent à laisser la justice établir les faits.

« Aucun échange depuis 2015 »

Premier point de désaccord : les prétendus échanges entre les deux hommes. La défense affirme que le dernier contact personnel entre le Vice-Amiral Fouda et Metogo Atangana remonte à avril 2015, lors du décès du fils du Vice-Amiral.

Elle réfute ainsi l’existence de conversations téléphoniques ou de messages ultérieurs, notamment ceux qui auraient porté sur une mise en relation avec l’homme d’affaires Gakam Jean.

Le mystérieux numéro 695 790 141

Autre contestation : un numéro de téléphone présenté comme appartenant au Vice-Amiral. Ses conseils affirment que Joseph Fouda n’aurait jamais utilisé le numéro 695 790 141 et n’aurait jamais mandaté Metogo Atangana pour obtenir de Mbapou Hervé un message d’excuses, une rétractation ou quelque aveu que ce soit.

La défense récuse donc toute implication de son client dans les démarches ainsi décrites.

Les 100 millions FCFA au cœur de la procédure

La question d’une somme de 100 millions de FCFA apparaît également dans la mise au point. Les conseils du Vice-Amiral indiquent que différents éléments ont été recueillis au cours des investigations et transmis au juge d’instruction du Tribunal militaire de Yaoundé.

Ils refusent toutefois d’en dévoiler davantage, invoquant le caractère pendant de la procédure judiciaire.

Fouda dit ne pas avoir porté plainte contre Metogo

La défense apporte surtout une précision sur l’origine de la procédure : selon elle, Joseph Fouda n’aurait jamais personnellement porté plainte contre Metogo Atangana Gabriel.

La plainte initiale concernait notamment Gakam Jean, Martin Savom et Mbapou Hervé. Le nom de Metogo Atangana serait apparu ultérieurement au cours des investigations. Les conseils insistent ainsi sur la distinction entre les personnes visées dans une plainte initiale et celles dont les noms apparaissent au fil d’une enquête.

La justice plutôt que les réseaux sociaux

Le ton de la mise au point est clair : pour les conseils du Vice-Amiral, Facebook, YouTube et les communiqués ne peuvent se substituer à une juridiction. Ils invitent les protagonistes à laisser le juge d’instruction militaire examiner les éléments à charge et à décharge.

Un élément technique pourrait d’ailleurs peser dans la suite du dossier : cinq échantillons du timbre vocal du Vice-Amiral Joseph Fouda auraient été prélevés afin d’être comparés à un enregistrement audio largement diffusé sur les réseaux sociaux. L’expertise a été ordonnée dans le cadre de l’information judiciaire.

Le dernier mot au juge

Les conseils disent attendre sereinement les conclusions de l’expertise ainsi que l’ordonnance du juge d’instruction. Leur ligne de défense tient en une idée : la vérité ne doit pas être établie par la succession de –

Dans cette affaire où les versions s’affrontent publiquement, le véritable arbitrage reste donc judiciaire.

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