Une guerre fratricide entre communicants des différents partis d’opposition.
S’il faut reconnaître que le débat idéologique et de partage de valeurs ne sauraient s’éclipser dans le débat politique peu importe la délicatesse du moment, il faut également se rendre à l’évidence que le cas du Cameroun présente une situation quasi inédite et très complexe : démanteler un régime, des pratiques, des habitudes vielles de 43 ans ou 65 ans pour certains.

Dans tous les cas quelque chose d’exceptionnellement difficile, (mais pas impossible) qui se complique davantage par un système connu verrouillé), mais pas infaillible, ajouté à cela, un manque de lucidité de part de certains hommes et communicants.
Pour ne plus céder à la distraction et à l’inefficacité, l’urgence est donc de regrouper toutes les énergies et forces, celles individuelles (des acteurs partisans du changement) et celles collectives (des organisations politiques, de la société civile, des syndicats, des religieux, etc…
Toutes ces forces doivent converger vers un idéal patriotique qui porte les aspirations d’un peuple dérouté qui ne sait encore à qui se fier en définitif.
La force de l’opposition c’est le bilan de l’actuel régime.
D’urgence, il faut taire les querelles intestines à l’opposition, jusqu’ à ce que se dessine clairement l’inacceptable, Arrêtons de vouloir prouver que_ Cabral LIBII est un traître (nous l’avons déjà fait pendant tout le septennat).
Arrêtons de vouloir montrer que Maurice Kamto est pour l’homosexualité et roule pour le régime (nous l’avons déjà fait pendant le septennat qui s’achève). Ils ne sont pas pires que ceux qui gouvernent.
Que cela soit clair, je suis absolument contre l’homosexualité et la traîtrise contre le peuple. Et le débat doit avoir lieu, mais en son temps.
Le peuple étouffe, il a besoin d’hommes et femmes qui se soucient enfin de lui.
Soyons d’accord, l’urgence et l’apprêté du défis qui nous incombe demande une concentration maximale et la réponse à cette question : _on fait comment là là là pour renverser dans la paix le Rdpc._
Naïvement la réponse me paraît évidente. Il faut se tourner vers le peuple, qui est le seul détenteur de la souveraineté suprême. Il faut capter son intérêt, en portant et incarnant ses valeurs. Pour le moment l’opposition ou les forces du changement ne montrent pas patte blanche ou des signes de mieux être.

Révisons donc nos attitudes et comportements
Comment pouvons-nous prétendre résoudre la guerre au NOSO alors que nous n’arrivons pas à nous réconcilier avec nos camarades et partenaires de lutte séparés, parfois pour de simples questions d’opinions. Il ne serait non plus pas sérieux de minorer l’action de certains acteurs politiques et de la société civile, mais l’impératif est de rassembler.
Cette modeste proposition :
L’adoption par tous les partis politiques, les hommes politiques, les communicants politiques, des influenceurs, et acteurs de la société civile, d’un code consensuel de non-agression entre acteurs au changement pacifique dans notre pays. Si cette option vous intéresse merci de la liker en attendant de l’enrichir par vos propositions constructives.
par Albert EBONGUE, Homme politique




