Présente à la Global Progressive Mobilisation à Barcelone, Chantal Kambiwa Coordinatrice générale de l’internationale Socialiste et Présidente du Front Camerounais renforce le positionnement du Cameroun dans les grandes dynamiques politiques internationales portées par l’Internationale socialiste. Face aux puissances occidentales, la dirigeante camerounaise s’affirme dans une mobilisation mondiale où l’Afrique refuse désormais d’être spectatrice. À Barcelone, Chantal Kambiwa incarne une Afrique qui revendique sa place dans la redéfinition de l’ordre progressiste mondial.

Barcelone, théâtre d’un rééquilibrage des forces
Les 17 et 18 avril 2026, Barcelone a été le centre névralgique d’une mobilisation politique d’ampleur mondiale. Plus de 3 000 acteurs progressistes s’y sont réunis à l’appel de l’Internationale socialiste, sous l’impulsion de Pedro Sánchez. Mais derrière les discours consensuels, un enjeu majeur se dessinait : qui façonnera le nouvel ordre mondial ?

Chantal Kambiwa, porte-voix d’une Afrique qui s’affirme
Dans cet espace longtemps dominé par les puissances occidentales, Chantal Kambiwa n’est pas venue faire de la figuration. En tant que Coordinatrice générale de l’Internationale socialiste et Présidente du Front Camerounais, elle a porté une parole claire : l’Afrique ne peut plus être reléguée au second plan des décisions globales. Sa participation marque une rupture symbolique : celle d’un continent qui entend désormais peser, proposer et contester.

Justice sociale, paix, climat : des combats universels… aux intérêts divergents
Si les grandes thématiques abordées — justice sociale, paix, égalité, transition écologique, transformation numérique — font consensus, leur application révèle des fractures profondes.
Pour les pays africains, ces enjeux ne sont pas théoriques :
La justice sociale se heurte aux inégalités structurelles héritées
La transition écologique pose la question du financement et de la responsabilité historique
La souveraineté numérique devient un nouveau champ de domination
Dans ce contexte, la voix portée par Kambiwa s’inscrit dans une exigence de rééquilibrage.
L’Afrique refuse d’être un simple terrain d’expérimentation
Derrière les appels à la coopération, une réalité persiste : les modèles politiques et économiques continuent souvent d’être pensés ailleurs, puis appliqués au continent.
La mobilisation de Barcelone aura au moins eu le mérite de poser une question centrale : l’Afrique sera-t-elle enfin co-architecte des solutions globales, ou restera-t-elle un laboratoire des politiques décidées au Nord ?

Vers une diplomatie progressiste plus offensive
En participant activement à cette rencontre, Chantal Kambiwa s’inscrit dans une nouvelle génération d’africains qui refusent la posture défensive. L’heure n’est plus à l’alignement, mais à l’affirmation :
Affirmation des intérêts africains
Affirmation d’une vision propre du développement
Affirmation d’un leadership politique décomplexé
Barcelone pourrait ainsi marquer un tournant : celui d’une Afrique qui ne demande plus sa place, mais qui la prend.






