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A travers des conventions d’agréments signées entre le gouvernement, représenté par l’Agence de Promotion des Investissements (API), et les investisseurs privés, tant nationaux qu’étrangers, dans le cadre de la loi du 18 avril 2013, fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun, le secteur privé joue désormais un rôle prépondérant dans la création de la richesse nationale.
La contribution de l’Agence de Promotion des Investissements (API) dans la transformation structurelle de l’économie camerounaise est donc indéniable. La preuve, selon les résultats du dernier décompte, depuis son opérationnalisation en 2010, après sa création en 2005, environ 346 conventions ont déjà été signées entre le gouvernement, à travers l’API et les entreprises, dans le cadre de la loi du 18 avril 2013, fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun. Ces conventions correspondent ainsi à des projections de l’ordre de plus de 6 000 milliards de FCFA pour le montant d’investissement et de près de 145 000 emplois directs attendus. Pour des projets couvrant une multitude de secteurs d’activités et devant être implantés sur la quasi-totalité du territoire national.
25 milliards de FCFA de richesse nationale créée grâce à l’API
S’agissant précisément de la contribution de ces investissements à richesse nationale, on l’évalue à 25 milliards de FCFA, si on ne considère que les données du dernier rapport sur le développement des entreprises agréées dans le cadre de la loi du 18 avril 2013, dont les résultats ont été présentés, le 29 février 2024 à Yaoundé. Des résultats qui ne concernent que 125 entreprises enquêtées sur les 274 agréées par l’API au 31 mars 2022. Ces entreprises ont effectivement investi 1740 milliards de FCFA d’investissement sur les 2 856 milliards de FCFA prévus, et créer 14 304 emplois sur 42 697 prévus. Au niveau macroéconomique, la loi sur la promotion à l’investissement privé en République du Cameroun, a permis d’injecter 4 352 milliards de FCFA d’investissements dans l’économie nationale. Par ailleurs, ces entreprises agréées ont contribué à la mise en place de nouvelles industries, à l’amélioration du tissu industriel et à l’appropriation de nouvelles technologies. En plus, grâce à l’action de l’API, le Cameroun est devenu une véritable destination des Investissements Directs Etrangers (IDE). Car, la loi sur les incitations à l’investissement privé s’avère être un bon vecteur de promotion des investissements directs étrangers pour le Cameroun. Si l’on ne considère que l’échantillon des entreprises enquêtées, soit 125 entreprises, 66,4% sont camerounaises, alors que 33,4% d’entre elles sont majoritairement étrangères, avec comme entreprises les mieux représentées, 9,6% d’entreprises françaises et 7,2% pour les entreprises chinoises.
Il faut préciser que l’Etat a accordé à ces 125 entreprises enquêtées, un montant cumulé de 241 milliards de FCFA, soit 49,6 milliards de FCFA de facilités fiscales et 191,4 milliards de FCFA de facilités douanières.
Déjà dans un premier rapport du genre publié par l’API en 2021 et qui présentait les conclusions d’une enquête effectuée auprès de 100 entreprises ayant bénéficié de l’accompagnement de l’API. Il en est ressorti que le montant total des investissements projetés s’élevait à plus de 1900 milliards de FCFA pour un montant total des investissements réalisés de 1000 milliards de FCFA. Les emplois directs projetés quant à eux étaient de 28 000 emplois pour une réalisation effective de 12 000 emplois. Il faut préciser l’une des missions régaliennes de l’API, c’est publier des rapports sur la promotion des investissements et le développement des entreprises agréées. Ce dont l’API s’attèle depuis 2021 et qui donne une visibilité sur la contribution du secteur privé dans l’économie camerounaise.

De nombreuses difficultés dans la mise en œuvre des investissements Le second rapport cite entre autres le non-respect des délais prescrits dans la loi dans le cadre de l’instruction des dossiers de demande d’agrément ; le manque de clarifications de certains aspects de la loi ; le non-respect des engagements pris dans les conventions par certaines entreprises ; le désistement des partenaires financiers des entreprises sur lesquels les entreprises comptent réaliser les investissements. Mais également, l’existence d’autres facteurs externes au dispositif de suivi évaluation des conventions qui entravent l’application optimale de la loi.
De ces difficultés, l’API en a tiré un principal enseignement, c’est qu’il y a lieu de mettre en place des mécanismes appropriés afin de surmonter les difficultés qui empêchent l’application optimale de la loi à travers notamment la mise en œuvre satisfaisante des conventions signées entre le gouvernement et les entreprises dans le cadre de son application.





