LA SOLUTION 25 COMME ALTERNATIVE DE L’APRES BIYA

L'objectif politique principal de cette offre est d'assurer une transition politique qui débouche en 2029 sur la naissance de la 3ème République.

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A l’initiative du Docteur Hilaire Kamga, cette solution de gestion efficace de l’après Biya a été présenté à la presse nationale et internationale, le Jeudi 3 Avril dernier.  Il s’agit d’un pacte citoyen pour changer un régime qui dure depuis 42 ans, afin d’aboutir à une Transition durable crédible et sécurisée.

I – Le contexte

Pour de nombreux Camerounais aujourd’hui, la seule certitude c’est l’incertitude d’aujourd’hui et du lendemain. Pendant que le Gouvernent dit lutter contre la pauvreté, c’est la misère qui fait rage à travers le pays. 10 ,5 millions de camerounais vivent avec moins d’un dollar par jour d’après l’Institut national de la statistique. Contre à peine 5 millions il y’a quelques années. C’est dire que plus les années passent plus les camerounais deviennent pauvres. L’élection présidentielle de cette année est l’une des plus critiques de l’histoire du Cameroun.

Paul Biya, avec ses 92 ans n’arrive même plus à présider un Conseil de Ministres, laissant ainsi le pays en pilotage automatique avec les fameuses « hautes instructions », doublée de la très contestée « délégation permanente de signature » transformée in fine en « délégation de pouvoirs ».  Mais c’est aussi une opportunité dès lors que ce candidat réuni en lui seul tous les éléments nécessaires pour faire perdre le RDPC si les acteurs en face prennent conscience et choisissent la voie de la victoire.

En 2008, le Cameroun était quasiment dans une situation similaire à la seule différence que Monsieur BIYA avait 15 ans de moins par rapport à ce jour. Les Camerounais dans leur grande majorité attendaient le changement. Et déterminés à en découdre avec l’Ordre de 1982 et souhaitaient tous une alternance au pouvoir, une alternance avec une alternative crédible.

À cette époque-là, il existait un projet d’alternance initié par la société civile et structuré par un collectif conduit par le Citoyen Hilaire KAMGA et le cardinal Christian TUMI, sous le label « Offre Orange pour l’Alternance ». Ce projet précisait, entre autres, les conditions de convergence des forces du Changement pour le choix d’un candidat de consensus (qu’il faut distinguer d’un candidat unique) pour l’élection présidentielle. Il énonçait ensuite les actions à mener pendant une Période transition et tout ce qu’il fallait faire pour pouvoir construire le pont menant vers le Cameroun à la Troisième République tant attendue par le peuple ; Une 3ème République qui se distinguera par sa dimension dépouillée du néocolonialisme asservissant que nous vivons aujourd’hui.

Malheureusement, le projet mis sur la table en 2008 n’a pas connu une bonne acception par certains acteurs politiques de l’époque, bien qu’ayant été considéré par les citoyens, dans leur grande majorité, comme étant la meilleure alternative crédible susceptible de garantir une Transition maitrisée pour l’avènement d’une 3ème République assise sur des institutions d’essence endogène.

Pourquoi maintenant ?

En 2025, les mêmes problèmes identifiés lors du diagnostic de 2008 sont là avec plus de prégnance dans certains cas. Certains acteurs n’y sont plus mais les mêmes attentes sont manifestées par le peuple camerounais. Pour autant, le Cameroun vit une fracture plurielle ; une situation de fracturation sociale inédite. Le Cameroun fait face à la dérive tribaliste inégalable. Le pays fait face à une adversité meurtrière des clans politiques. Le pays fait face à une guerre réelle dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. L’exacerbation de la haine tribale, et particulièrement de la xénophobie anti-Bamiléké, semble devenu le pilier principal de la lutte pour la conservation du pouvoir par l’Ordre de 1982. 

La nécessité et l’urgence d’un pacte citoyen

Le Pacte Citoyen structuré autour de la Solution 25 est une offre conjoncturelle et non un projet de société. Les fondamentaux de cette proposition sont extraits de l’ouvrage publié par un collectif de citoyens sous la houlette de Hilaire KAMGA et le Cardinal Christian TUMI en 2009 et qui s’adapte au contexte actuel de 2025. Le projet transitionnel ainsi présenté est baptisé Solution 25. Ainsi, pour adresser la situation socioéconomique déliquescente du Cameroun et des nombreux obstacles au fonctionnement démocratique du jeu politique. Afin de réintroduire l’espoir dans le pays à l’issue du scrutin présidentiel de 2015, Il faut à la nouvelle génération de l’énergie et de la vitalité et surtout une réelle prise en compte du caractère in opérationnel de la solution individuelle basée sur le Messianisme.

La solution 25 : la 3èmerépublique

L’objectif politique principal de cette offre est d’assurer une transition politique qui débouche en 2029 sur la naissance de la 3ème République. La 3ème République qu’il faut instaurer au lendemain de la période de transition qui démarre au lendemain du prochain scrutin présidentiel, est une République dans laquelle : l’autorité de l’Etat est restaurée, les valeurs et les pratiques démocratiques effectivement respectées, l’Etat de droit, le respect de la vie humaine et les efforts de construction de la conscience nationale sont des réalités.

C’est une République dans laquelle aucun effort ne doit être ménagé pour créer un climat des affaires susceptible de libérer toutes les énergies créatrices nationales, de la diaspora et de faire du Cameroun un « bon risque » pour les investisseurs locaux étrangers.

Afin de conjurer les querelles d’égo, la confiscation du pouvoir et les éventuelles dérives, l’offre concentrée dans la solution 25, est bâtie sur un socle de gestion collective du pouvoir dans la période de transition, avec une gouvernance bicéphale comprenant un Président de Transition et un Conseil Supérieur des Citoyens (CSC).

La formule gagnante : la solution 25

Il s’agit de la formule gagnante 1+24 (la solution 25).

Le 1=Président de Transition

Le 24 = les 24 membres du CSC (Le Conseil Supérieur des Citoyens entre 24 et 33 Membres)

Il existera aussi pendant la Transition le Haut Conseil Consultatif de Transition chargé de la médiation. Ce Haut Conseil pourra avoir parmi ses membres le président Biya Paul, devenu ancien chef d’Etat, qui travaillera aux côtés des dignitaires religieux et traditionnels.

La désignation du numéro 1

Un schéma de construction d’une modalité consensuelle entre les leaders pourra permettre de désigner le Candidat du Consensus qui est le 01.  Par ailleurs l’on peut aussi envisager des primaires citoyennes internes, permettant de désigner le candidat (le 1) du peuple pour le scrutin présidentiel. Dans ce cas, les modalités d’organisation démocratique de ces primaires, avec une bonne dose d’utilisation du numérique, seront adoptées de commun accord entre les principaux acteurs du Changement.

La période de Transition : Commission Vérité et Réconciliation

La Nouvelle GENERATION s’engage, grâce à la Commission Vérité et Réconciliation, dans la voie du PARDON. Dans cette démarche, les bourreaux qui signent le Contrat de Tolérance, avouent leurs forfaits et s’engagent auprès des victimes pour la réparation, à travers le Programme de Rectification Citoyenne (PRORECI), se verront pardonnés.

10 principaux axes du Gouvernement de Transition de la solution 25

  1. Convocation de la Conférence Nationale Souveraine et adoption du Pacte Citoyen de 100 points ;
  2. Transition politique de 4 ans ;
  3. Le pardon et la réconciliation nationale, à travers la Commission Vérité Réconciliation
  4. Lancement du Contrat de Tolérance (COTO)
  5. Audit général du Cameroun ;
  6. Audit des accords et traités liant l’Etat du Cameroun ;
  7. PRORECI (Programme de Rectification Citoyenne) pour l’Indemnisation des victimes de l’oppression coloniale et néocoloniale ;
  8. Adoption de la Nouvelle Constitution (Naissance de la 3ème République), du Code Electoral et création de la CENI.
  9. Partage du pouvoir entre le Président de la Transition (le 1) et le Conseil Supérieur des Citoyens (les 21) ;
  10. Organisation en 2028 de l’élection présidentielle pour la Naissance de la 3ème République.

10 obligations du Gouvernement de Transition en 3 ans de la solution 25 :

  1. 500 000 emplois avec un fonds spécial de 250 milliards FCFA ;
  2. Programme 50 000 logements sociaux en 3 ans ;
  3. Suppression des frais universitaires et réinstauration de la bourse universitaire ;
  4. Création de la Banque du Paysan avec 100 milliards FCFA ;
  5. Création de l’ANAMOR (Agence Nationale du Monde Rural) ;
  6. Lancement du FOGAJEP avec un fonds de 200 milliards FCFA pour les projets des jeunes et du secteur informel ;
  7. Lancement du processus de création de la Nouvelle Capitale (Transfert de la Capitale du Cameroun dans le Mbam (Bafia) ;
  8. Environ 30% d’augmentation des salaires ;
  9. Lancement d’une Zone franche Industrielle à Bakassi et du programme des Grands Travaux Publics.
  10. Ouvrir un dialogue direct avec les leaders anglophones pour des accords de paix dans les Régions en crise.

Les Garanties de la sécurisation de la Transition

La garantie de la sécurisation du pouvoir pendant la période de transition est assurée par les exigences de la cogestion du pouvoir transitionnel.

En effet, le pouvoir de la transition sera cogéré par le Président de la Transition (Président de la République) et les 24 membres représentant le Conseil Supérieur des citoyens.

Le 1 aura la charge, en tant que Président de la République, de nommer le Premier Ministre et l’ensemble des membres du Gouvernement chargé de gérer des affaires courantes de l’État.

Pendant la toute la période de transition, il sera le dépositaire légal de la République et assurera la représentation nationale et internationale du Cameroun pendant cette période transition. 

Pour autant, le président de la République pendant la transition, le N°1, n’aura pas la gestion des forces de sécurité et de défense.  Celles-ci seront cogérées par lui-même le Président de Transition d’une part et le Conseil supérieur de citoyens d’autre part. Cela implique qu’il ne pourra pas nommer aux fonctions militaires ; aux fonctions de la police et la gendarmerie, sans l’approbation préalable, des 24 du Conseil Supérieur des citoyens (CSC). Il en sera de même pour les affectations et les changements de grade.

En effet, les propositions de nomination, d’affectation, de changement de grade, faites par le Président de la République seront analysées et validées par l’ensemble du CSC à travers un procès-verbal. Ce procès-verbal sera la source juridique conférant la valeur légale au décret portant nomination affectation ou changement de grade des officiers et gendarmerie, de police ou les forces de défense. 

Par ailleurs, le CSC sera l’instance chargée de procéder à l’évaluation holistique du pays, notamment les audits sectoriels et des accords internationaux, du Cameroun.

Le CSC aura aussi la charge de piloter la très attendue Commission-Vérité-Réconciliation (CVR), de gérer le Contrat de Tolérance (COTO), de gérer le Programme de Rectification citoyenne (PRORECI). De même, le CSC pilotera la mise en place de la Conférence Nationale Souveraine et subséquemment la convocation de la Constituante devant permettre d’élaborer et adopter la nouvelle Constitution du Cameroun et le Code électoral de la Nouvelle République.

C’est donc ce dispositif bicéphale qui aura la charge de s’assurer de la garantie de la sécurisation de la transition. 

Interdiction au N° 1 de se présenter à l’élection Présidentielle post-transition.

Dans cette structuration, il faut noter que celui qui accepte d’être le N°1 dans la solution 25 accepte aussi la contrainte de ne pas être candidat à l’élection présidentielle post-transition.  Par conséquent, chacun des autres membres de l’équipe de Transition pourra, préparer son projet de société pour éventuellement être candidat à la Présidence, sauf le Président de Transition.

La Solution 25 et le dispositif constitutionnel

La garantie de la sécurisation du pouvoir pendant la période de transition est assurée par la cogestion du pouvoir transitionnel. En effet, L’inscription de ce dispositif dans l’ordre conventionnel se fera dans une démarche ex ante et ex Post. Dans le processus de mise en place de 24 ou les 33 membres du Conseil Supérieur des citoyens, il sera clairement mis en exergue l’urgence d’adopter le PACTE REPUBLICAIN.

Ce Pacte Républicain a pour but, entre autres, de préciser les engagements pris auprès des citoyens par les 24 notamment la co-gestion du pays pendant la période de Transition. Ce Pacte sera signé par l’ensemble des acteurs du CSC (24 ou 33) et constituera la Charte fondamentale de Transition.

Le Pacte Républicain et la Charte Fondamentale de la Transition ont pour finalité de créer l’électrochoc nécessaire pour fédérer les citoyens qui veulent le Changement indépendamment de leur penchant ethno-communautaire.  Validés devant le peuple, ces deux éléments constitueront le socle de la campagne électorale et le groupe qui sollicitera donc l’investiture des citoyens le fera sur la base de ce Pacte qui encadre les engagements pris par le N°1 et les 24 qui vont prendre le pouvoir.

Ce Pacte sera assorti d’actes juridiques donc une ordonnance et un décret.

  1. L’ordonnance qui consacre et valide les nouvelles institutions de la République, notamment le Conseil Supérieur des citoyens ;
  2. Le décret portant nomination des membres de ce CSC et qui consacre leur inamovibilité.

L’engagement confirmé devant le peuple lors de la prestation de serment

La dynamique qu’incarne la SOLUTION 25 se veut populaire et entièrement portée par le peuple. Pour mieux consacrer cette dynamique citoyenne et populaire, le Pacte Citoyen prévoit la prestation de serment au stade Omnisport Ahmadou Ahidjo. Au niveau opérationnel, le N° 1, le président de transition s’engage, lors de sa prestation de serment de signer immédiatement les 02 textes évoqués plus haut (l’ordonnance instituant le Pacte Citoyen et création le CSC, et le Décret de nomination des membres du CSC). Ensuite les membres nommés prêteront serment devant le peuple le même jour au stade omnisport Ahmadou Ahidjo. Les deux institutions sortiront du stade étant déjà installées. L’inamovibilité des membres du CSC permet de garantir une sérénité dans leur démarche et dans la mise en œuvre de leur mandat contenu dans le Pacte Citoyen.

La Solution 25 : ce qu’elle n’est pas

La Solution 25 n’est pas un parti politique encore moins un projet de société. Elle est présentée par une plateforme citoyenne qui regroupe les forces Progressistes d’où qu’elles viennent (partis, associations, individus etc.) en vue du prochain scrutin présidentiel de 2025. Cette plateforme disparaîtra pour laisser la place aux partis politiques en 2029 à la fin du mandat présidentiel de transition.

Mise en Œuvre de la Solution 25

La mise en œuvre du Pacte Citoyen et de la solution 24 nécessite une organisation stratégique qui tire les leçons des échecs et succès enregistrés par les offres d’alternance antérieures observées au Cameroun et dans le monde.

En effet, Il va être question à ce stade de la création d’une commission stratégique nationale (CSN) chargé de la mise en œuvre de la solution 24 afin de garantir la popularité ou alors l’adoubement par les citoyens de cette ultime offre alternative.  La CSN aura la lourde mission de définir les critères de choix, et ensuite de contacter les membres du Parlement Citoyen chargé de valider la désignation des 24 ou des 33.

La CSN sera appuyée par un secrétariat technique (ST) chargé du suivi quotidien du dispositif.

Le ST sera appelé aussi à enregistrer les relais locaux de la SOLUTION 25PACTE CITOYEN d’une part et d’enrôler les SOLDATS électoraux.

On distinguera donc des Comités du Pacte Citoyen dans tous les démembrements administratifs du Cameroun. Le dispositif opérationnel sera favorisé par une meilleure utilisation des fonctions du digital qu’apporte Internet. Toute cette architecture sera favorisée par la meilleure utilisation des réseaux sociaux et un recrutement à travers le réseau Internet.

À cet effet, un site internet dédié à cette opération sera créé avec une présence accrue sur les réseaux sociaux.  Dans les différentes localités, des citoyens se positionneront comme des soldats de la démocratie et des soldats électoraux engagés pour une alternance dans la Paix et par les Urnes.  Un représentant local avec pour rôle de point focal local sera désigné comme responsable du Pacte Citoyen /solution 25 dans la localité concernée.

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