Camerounaises, Camerounais,
Chers acteurs du football national,
Amis du sport et défenseurs de la vérité,
Le moment est venu de dire les choses telles qu’elles sont. Le constat que je fais aujourd’hui est grave mais nécessaire : la gestion actuelle du football camerounais s’apparente en tous points à un mécanisme où l’on prétend aider tout en exploitant, où l’on affiche de belles intentions pour mieux cacher les détournements, les menaces et le pillage organisé de ressources qui ne profitent plus à ceux à qui elles sont destinées.
Le football camerounais est pris en otage. Et il est temps que ses véritables acteurs prennent leur destin en main, sans attendre un quelconque secours extérieur. Comme le disent les Saintes Écritures : « Aide-toi, et le ciel t’aidera ». C’est à nous, fils et filles du football, de nous lever avec courage, car personne ne viendra nous sauver à notre place.
Je sais que beaucoup d’acteurs, présidents de clubs, administrateurs, journalistes ou joueurs, sont aujourd’hui muselés. Certains reçoivent des menaces, y compris des menaces de mort, s’ils osent remettre en cause la gestion actuelle de la Fédération. Mais je leur dis ceci : la peur n’a jamais fait avancer une cause juste. Ceux qui veulent étouffer la vérité finiront un jour par l’affronter.
Je parle en connaissance de cause, en homme libre qui se bat pour une noble cause.
Revenons aux faits : depuis trois ans, selon les informations puisées à bonne source, l’État du Cameroun a bien versé les subventions dues au financement du football national. Les sponsors aussi ont rempli leurs engagements contractuels, et les recettes générées dans les stades n’ont cessé d’alimenter la trésorerie de la Fédération. Alors pourquoi les clubs ne reçoivent-ils rien ? Pourquoi les présidents de clubs qui posent cette question simple se retrouvent-ils menacés ou diabolisés ? Où va l’argent du football camerounais ? Cet argent ne tombe pas du ciel. Il appartient aux clubs, aux joueurs, aux encadreurs, à tout l’écosystème du football camerounais. Personne n’a le droit de le confisquer. Et personne ne devrait être inquiété pour le réclamer.

D’après des informations provenant de sources fiables, l’argent des subventions destinées aux clubs, qui représente des fonds publics, est détourné et distribué à travers des réseaux bien organisés. Une dame au sein du Premier ministère, l’agent comptable de la Fecafoot auprès du Minsep et d’autres responsables qui seraient impliqués dans ces détournements de fonds. Des détournements dont seul le Président de la Fédération devra rendre des comptes aux acteurs du Football.
La Fédération Camerounaise de Football a d’ores et déjà perdu toute sa crédibilité, car elle est en proie à une bande d’aventuriers solidaires. Son exécutif, grâce à une armée numérique qu’il entretient à coups de millions issus de l’argent public détourné, passe son temps à inonder les réseaux sociaux de mensonges, au détriment de la vérité et au grand dam du football camerounais.
Il est temps que la vérité reprenne ses droits, et que le football camerounais retrouve la grandeur qu’il mérite.




