VTT Chantal Biya : Le pari fou qui propulse l’Est au sommet

Course Internationale VTT Chantal Biya 2026 : Douala au cœur des nouvelles ambitions du projet

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VTT Chantal Biya : Le pari fou qui propulse l’Est au sommet

Douala, nouvelle vitrine d’un projet devenu national

Du 5 au 9 Aout, à Bertoua, la Course Internationale VTT Chantal Biya change clairement de braquet. Longtemps perçue comme une compétition sportive locale née dans les profondeurs de la Région de l’Est, l’initiative portée par le ministre Joseph LE veut désormais s’imposer comme un événement continental mêlant sport, tourisme, diplomatie et affaires.

C’est depuis la ville de Douala, capitale économique du Cameroun, que le promoteur de la compétition a officiellement lancé cette nouvelle offensive stratégique lors d’une conférence de presse organisée au Krystal Palace Hotel. Pour Joseph LE, le choix de Douala n’a rien d’anodin : la métropole économique doit devenir le moteur financier et commercial du projet.

Le message est clair : le VTT Chantal Biya ne veut plus seulement faire courir des cyclistes ; il veut attirer des investisseurs, des entreprises, des touristes et des partenaires internationaux.

D’un “petit bled” à une ambition africaine

Le ton employé par le ministre Joseph LE traduit une certaine fierté. Il rappelle que cette aventure est née à Bagofit, dans la Région de l’Est, autour d’un cercle restreint de passionnés de cyclisme, avec notamment le président de la Fédération camerounaise de cyclisme, Honoré Yossi.

Ce qui apparaissait alors comme un projet audacieux lancé depuis une localité peu connue est aujourd’hui présenté comme une référence sportive crédible et internationalement reconnue.  En trois éditions seulement, la compétition a progressivement gagné en stature internationale. Après la participation de coureurs venus de France, du Liban et de la République centrafricaine en 2024, six nationalités étaient déjà représentées en 2025 : le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Tchad, la République centrafricaine et le Cameroun.

Pour les promoteurs de l’événement, cette montée en puissance confirme que le projet dépasse désormais le simple cadre régional.

Le nom Chantal Biya comme accélérateur politique et symbolique

Impossible d’évoquer cette compétition sans parler de sa marraine : Chantal Biya. Joseph LE  a largement insisté sur le soutien accordé par la Première Dame du Cameroun au projet depuis son lancement en 2023. Il estime que l’association du nom Chantal Biya à cette compétition lui a donné une visibilité institutionnelle et une dimension humanitaire supplémentaire.

Au-delà du sport, les organisateurs veulent également calquer l’événement sur les œuvres sociales portées par la Première Dame à travers plusieurs organisations caritatives et sanitaires.

Dans un contexte camerounais où le sport est souvent utilisé comme levier de rayonnement politique et diplomatique, le VTT Chantal Biya apparaît désormais comme un nouvel instrument d’influence territoriale.

Le sport comme arme économique

La grande nouveauté de l’édition 2026 réside surtout dans son virage économique assumé. Les organisateurs annoncent la mise sur pied d’une vaste foire-exposition destinée à attirer entreprises, investisseurs, institutions financières, acteurs du tourisme, agro-industries, transporteurs, hôteliers et opérateurs technologiques.

Joseph LE ne cache plus l’objectif réel du projet : faire de cette course une plateforme de promotion économique et de diplomatie d’influence.

Le ministre parle désormais du VTT Chantal Biya comme d’un outil de “visibilité internationale”, de “promotion territoriale” et d’“opportunités économiques”.

Autrement dit, le sport devient ici un prétexte stratégique pour repositionner la Région de l’Est sur la carte économique de l’Afrique centrale.

L’Est du Cameroun veut sortir de l’ombre

Derrière les discours sportifs, un autre enjeu apparaît : la réhabilitation de l’image économique de la Région de l’Est. Souvent réduite à ses ressources minières, forestières ou à son enclavement, cette partie du Cameroun veut désormais vendre un autre récit : celui d’une région stable, accueillante et ouverte aux investissements.  Les organisateurs rappellent que cette région frontalière possède un immense potentiel agricole, touristique, culturel et minier encore largement sous-exploité.

À travers le VTT Chantal Biya, Bagofit et l’Est du Cameroun cherchent donc à devenir une vitrine internationale du tourisme sportif et des opportunités d’affaires.

Une compétition qui vise désormais le continent

L’ambition affichée est immense : faire du VTT Chantal Biya l’une des compétitions cyclistes les plus courues d’Afrique dans les prochaines années.

Avec l’implication croissante des collectivités territoriales, des investisseurs privés et des partenaires internationaux, les promoteurs veulent transformer ce qui était un projet régional en véritable marque sportive africaine.

Reste désormais une question essentielle : le Cameroun saura-t-il transformer cette vitrine sportive en véritable moteur de développement durable pour l’Est ? Car derrière les discours ambitieux, le défi sera désormais celui des infrastructures, de l’organisation, de la sécurité et surtout de la capacité à attirer durablement investisseurs et touristes autour d’un événement encore jeune.

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