À travers sa conférence annuelle 2026, le ministère en charge de la planification entend transformer la stratégie nationale de développement en véritable levier d’inclusion économique et sociale.

Une réflexion stratégique pour accélérer l’inclusion
En janvier 2026, le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire a tenu l’édition annuelle de la Conférence des responsables des services centraux et déconcentrés autour d’un thème central : « Faire de la SND30 un véritable instrument d’inclusion des jeunes et des femmes au cours du Septennat des Grandes Espérances ».
Cette rencontre de haut niveau a constitué un moment privilégié de réflexion stratégique entre les responsables administratifs et les acteurs de la planification publique. L’objectif était double : évaluer la place accordée aux jeunes et aux femmes dans les politiques publiques et identifier les mécanismes susceptibles d’accélérer leur inclusion économique et sociale dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement.

Les travaux ont permis de mettre en lumière la nécessité de renforcer les politiques d’accès à l’emploi, à l’entrepreneuriat et au financement pour ces deux catégories considérées comme des moteurs essentiels de la croissance et de la transformation structurelle de l’économie camerounaise.
La SND30 comme levier d’autonomisation économique
Adoptée par le gouvernement camerounais, la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 vise à faire du Cameroun une économie émergente, industrialisée et socialement inclusive.
Dans cette perspective, les participants à la conférence ont insisté sur l’importance d’intégrer de manière plus opérationnelle les jeunes et les femmes dans les programmes publics, notamment dans les secteurs porteurs tels que l’agriculture, l’innovation, l’économie numérique, l’économie sociale et les PME.
L’approche défendue par le MINEPAT consiste à faire de la planification économique un outil concret d’autonomisation, favorisant la création d’emplois, le développement de l’entrepreneuriat et la participation accrue des jeunes et des femmes à la transformation économique du pays.

Une priorité au cœur de la vision présidentielle
Cette orientation s’inscrit dans la dynamique du « Septennat des Grandes Espérances », impulsée par Paul Biya.
Le chef de l’État place en effet la jeunesse et les femmes au centre de l’action publique, considérant leur inclusion comme une condition indispensable à la stabilité sociale, à la croissance économique et à la consolidation du développement durable.
Les responsables du MINEPAT ont ainsi été appelés à traduire cette vision dans les politiques publiques, les programmes d’investissement et les mécanismes de financement de l’économie.
Le MINEPAT, architecte de la planification économique
Le Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) est l’institution chargée de concevoir, coordonner et suivre la mise en œuvre de la politique économique et de planification du Cameroun.
Ses missions principales consistent notamment à :
Élaborer les stratégies nationales de développement ;
Coordonner la programmation des investissements publics ;
Assurer la planification économique et territoriale ;
Mobiliser les financements pour les projets structurants ;
Suivre et évaluer l’impact des politiques publiques.
À ce titre, le ministère joue un rôle central dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020‑2030 (SND30), considérée comme la feuille de route économique du Cameroun pour la prochaine décennie.

Vers une gouvernance économique plus inclusive
La conférence annuelle 2026 aura ainsi permis de réaffirmer la volonté du gouvernement de faire de la planification économique un levier concret d’inclusion sociale.
En renforçant la participation des jeunes et des femmes dans l’économie nationale, les autorités entendent non seulement stimuler la croissance, mais aussi construire un modèle de développement plus équitable, plus innovant et durable, en phase avec les ambitions de transformation structurelle du Cameroun à l’horizon 2030.





