Le président de la Mutuelle des Journalistes du Cameroun Zépherin Koloko exhorte à la retenue et au professionnalisme pour préserver la cohésion nationale.
C’est dans une salle comble du Crystal Palace de Douala que le président de la Mutuelle des Journalistes et Associés du Cameroun (MUJAC) a tenu une déclaration solennelle sur la situation politique du pays, quelques jours après la présidentielle du 12 octobre.
Devant la presse nationale, internationale et plusieurs personnalités invitées, le promoteur de cette rencontre a lancé un appel vibrant à la paix, à la responsabilité citoyenne et au respect de l’éthique journalistique.

Un plaidoyer pour la vérité et la stabilité
Dans un ton grave mais porteur d’espoir, le président de la MUJAC a d’abord salué la mobilisation des médias présents, tout en rendant hommage aux journalistes qui, malgré les pressions, continuent d’informer avec rigueur.
« Les médias ne sont pas des champs de bataille, mais des espaces de dialogue et de discernement », a-t-il martelé, rappelant que les journalistes ont le devoir de contribuer à l’apaisement du climat politique plutôt qu’à l’escalade des tensions.
Il a aussi remercié les membres du gouvernement et de la diaspora qui ont soutenu cette initiative, décrite comme une campagne nationale pour la paix et la cohésion sociale. Selon lui, cette dynamique doit encourager chaque citoyen à faire preuve de vigilance et de modération dans un contexte politique chargé.
La responsabilité des médias dans la préservation de la paix
S’exprimant au nom de la MUJAC, il a mis en garde contre la désinformation et la manipulation médiatique.
Il a invité les professionnels de l’information à ne pas se laisser entraîner dans la spirale de la haine et des rumeurs :
« Nous portons dans nos plumes et nos micros le pouvoir de construire ou de détruire. Notre mission première est d’informer avec rigueur, de servir la vérité sans la travestir. »
Il a insisté sur la nécessité pour la presse camerounaise d’incarner la maturité démocratique en privilégiant les faits vérifiés et les discours de paix.
Douala, symbole d’unité à protéger
Le président de la MUJAC a particulièrement interpellé les habitants du Littoral, région stratégique au cœur de l’économie nationale. Il a souligné que Douala, ville cosmopolite et moteur industriel du Cameroun, ne doit pas devenir le théâtre de la colère ou de la destruction.
« Les émeutes ne font pas que troubler l’ordre public ; elles font fuir les investisseurs et compromettent l’avenir de notre jeunesse », a-t-il averti.
Pour lui, le dialogue et la responsabilité collective sont les seules voies capables de préserver le Cameroun d’un chaos inutile.

Un engagement citoyen pour un Cameroun uni
En conclusion, le président de la Mutuelle des Journalistes et Associés du Cameroun a invité toutes les forces vives — autorités, partis politiques, syndicats, leaders religieux et citoyens — à faire bloc autour de la paix. Il a appelé chaque Camerounais à devenir « un gardien de l’unité et un bâtisseur d’espérance », soulignant que le Cameroun est plus grand que les querelles partisanes.
« Le Cameroun a besoin de paix pour se réinventer. Il mérite notre sagesse, notre amour et notre loyauté. »
Ensemble, gardons le sourire
La MUJAC entend poursuivre cette démarche de sensibilisation dans d’autres régions du pays afin de promouvoir la responsabilité sociale des journalistes et la culture du vivre-ensemble.
Sous le mot d’ordre « Ensemble, gardons le sourire », son président s’impose désormais comme l’une des voix médiatrices les plus écoutées dans le paysage médiatique camerounais post-électoral.






