Un pays au bord de la rupture
Alors que le Cameroun attend toujours la proclamation officielle des résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025, le climat politique s’électrise.
Entre soutiens du président sortant et partisans du vainqueur autoproclamé, le pays semble plus divisé que jamais. Les tensions sociales, politiques et sécuritaires menacent désormais la stabilité nationale.

La société civile sort de sa torpeur
Face à ce risque d’implosion, la société civile camerounaise refuse de rester spectatrice.
Dans une déclaration commune signée par plus de 300 organisations, des mouvements citoyens, associations et collectifs lancent un appel historique à la refondation du Cameroun.
« Le Cameroun que nous voulons ne naîtra ni de la violence ni du silence, mais de l’engagement courageux de tous ses fils et filles », affirme Guy Constantin Nzati, président du mouvement Solidarité Jeunes (SoliJ) et porte-voix de l’initiative.

Des États Généraux pour rebâtir le pacte national
Les signataires plaident pour la tenue urgente des États Généraux de la Refondation afin de :
- Garantir une réconciliation nationale durable ;
- Ouvrir un processus de transition consensuel et apaisé ;
- Et poser les bases d’un nouveau pacte social fondé sur la confiance, l’équité et la transparence.
Cette démarche, expliquent-ils, vise à transformer le scrutin présidentiel en un moment fondateur pour reconstruire le Cameroun sur des bases plus justes et inclusives.

Une génération citoyenne en mouvement
Portée par des figures comme Guy Constantin Nzati (SoliJ) et Nancy Saiboh (Actions for Development and Empowerment – ADE), cette initiative marque l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs civiques déterminés à peser sur les grandes orientations nationales.
« Nous devons être à la fois la vigie et l’acteur de cette transition systémique qui s’ouvre », soutient encore Guy Nzati, appelant à une union sacrée des forces citoyennes.
Vers une alliance nationale de la société civile
Au-delà du simple appel, cette mobilisation ouvre la voie à une nouvelle alliance de la société civile camerounaise, prête à jouer un rôle moteur dans la refondation du pays.
Une démarche inédite, symbole d’un renouvellement générationnel et d’un engagement collectif pour un Cameroun réconcilié avec lui-même.






