Présidentielle Cameroun : 12 octobre 1997 – 12 octobre 2025 : L’histoire de l’échec catastrophique se répète-t-elle ?

La campagne électorale fût rude entre d'un côté la fronde du boycott, de l'autre côté celle des opposants dites Républicains

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Un rappel historique

En 1997, la présidentielle camerounaise se tient avec un taux de participation officiel de 83,10 %, malgré l’auto-exclusion des principales figures de l’opposition – Ni John Fru Ndi, Bello Bouba Maïgari, Adamou Ndam Njoya et d’autres – qui exigeaient une réforme électorale consensuelle.

Des outsiders face à Biya

Henri Hogbe Nlend, membre de la Société mathématique de France (SMF) et de l’American Mathematical Society (AMS) était présenté comme le camerounais le plus intelligent au Monde.

Samuel Eboua, ex homme de confiance de Ahidjo et membre influent sous le régime Ahidjo revêtait le costume de l’homme idéal pour stopper Paul BIYA qui accumulait deja de multiples crises politiques.

Albert NDZOGANG, était une figure importante de la nouvelle vague des opposants fruits du retour au multipartisme et qui se positionnait comme celui pouvant bénéficié une partie n<n négligeable des votes destinés à Fru Ndi du SDF.

La campagne électorale fût rude entre d’un côté la fronde du boycott, de l’autre côté celle des opposants dites Républicains et tout au milieu, Paul BIYA qui se savait déjà à l’abris de la crise post-électoral de 1992. Ce dernier était à son aise au point d’allé en séjour hors du pays et de revenir à la veille des élections.

Il n’a pas produit un effort exceptionnel, il a juste joué sur les divisions de l’opposition, entre les acteurs qui s’estiment trop intelligents, plus légitimes, plus populistes…

Conséquences : Un score écrasant

Résultats du scrutin du 12 octobre 1997 :

Paul Biya : 92,57 %

Hogbé Nlend : 2,5 %

Samuel Eboua : 2,44 %

Albert Dzongang : 1,19 %

Le successeur idéologique de UM NYOBE par ailleurs Camerounais le plus intelligent au monde a pris 2,5%

Mais leur incapacité à s’unir profite à Paul Biya, qui, sûr de sa victoire, s’offre même un séjour à l’étranger pendant la campagne.

Une opposition fragmentée, dominée par les égos et les calculs individuels, laisse entrevoir un boulevard pour le président sortant.

La leçon oubliée

En 1997, l’opposition “trop intelligente, trop légitime, trop populiste” s’était sabordée. En 2025, le même schéma semble se répéter. Pendant ce temps, Paul Biya se repose à l’étranger, fort de plusieurs millions de voix “acquises”, et attend son prochain score massif.

Paul BIYA vient de quitter le pays pour un court séjour privé, cela ne prouve pas grand-chose, mais remarquez par ailleurs que le second de la dernière présidentielle a été recalé, que dans un excès de zèle, d’égos et de calculs égoïstes, aucun front d’action commun n’a été mis sur pieds par les candidats en lice pour les opérations électorales du 12 octobre prochain.

Par Sob Amyn FOUEJEU

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