NOULABOUM FOSSO Hubert Aime est un sympathisant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun résidant à Douala. Depuis la création de ce parti politique, ce professionnel de la conduite y accorde une attention particulière, du fait qu’il partage avec lui et son leader, les mêmes convictions. Celles basées sur un Cameroun refondé, capable de retrouver sa place de première nation africaine dans plusieurs domaines comme ce fut le cas les décennies antérieures. Hubert est aussi attaché aux valeurs républicaines et souhaite par ses convictions, assisté à une transition politique dans son pays en tant qu’acteur actif. C’est ainsi qu’il suit quotidiennement l’actualité politique au Cameroun cristallisée depuis plusieurs années maintenant par le MRC.

Un contexte politique sous haute tension
Depuis 2018, le Cameroun est entré dans une spirale de contestation électorale menée par le MRC, qui revendique sa victoire à la dernière élection présidentielle. Les militants et sympathisants de ce Parti ont connu des arrestations, séquestrations, des emprisonnements par centaine. Des violences infligées à des Camerounais au faciès pour le simple fait de réclamer un mieux-être pour tous. En Aout 2025, alors que le principal opposant au régime de Yaoundé voyait sa candidature rejetée par le conseil électoral d’Elections Cameroon, organe en charge de l’élection présidentielle du 12 Octobre Prochain, Maurice KAMTO va déposer un recours devant le conseil constitutionnel aux fins que celui-ci le réhabilite dans la course. C’est ainsi que l’audience ouverte à son recours et celui de plusieurs autres candidats recalés s’ouvrira au palais des congrès de Yaoundé. Face à ce que plusieurs sympathisants du MRC aux rangs desquels NOULABOUM FOSSO Hubert Aime, vont qualifier d’injustice, et vue le fait que les audiences du conseil constitutionnel sont ouvertes au public, c’est ainsi que qu’il effectuera un voyage pour se rendre à Yaoundé assisté à ce moment historique de la vie politique au Cameroun.
Une agression sans précèdent
Dès son arrivée au palais des congrès de Yaoundé, lieu où se trouve le siège du conseil constitutionnel, Hubert et ses camarades vont constater un important dispositif de sécurité à l’entrée principale avec des instructions fermes de ne laisser passer que les journalistes et les personnes devant intervenir directement aux audiences. Un refus catégorique à accéder en salle d’audience leur ait donné malgré leur insistance pacifique. Loin de s’imaginer ce qui devait leur arriver, après plusieurs heures d’échanges, le conseil constitutionnel prit la décision de rejeter la candidature du président du MRC en toute violation des règles élémentaires de droit selon les spécialistes. Face à cette injustice, Hubert et ses Camarades sympathisants, se sont mis à émettre des chants de soutien à leur leader. Agacés, les forces de maintien de l’ordre sur place ayant reçu des instructions venues d’ailleurs se sont jetés sur eux sur eux les rouant de coups à l’aide des matraques. Dans la foulé, pris de panique et voulant s’en fuir, Hubert sera bousculé par un des gendarmes qui était à sa poursuite. Celui-ci lui intimera l ’ordre de monter dans un véhicule militaire qui devait les transporter pour une destination inconnue. Une fois dans le véhicule, un militaire lui demanda de se présenter. Après avoir sorti sa carte nationale d’identité, ce gendarme lui demanda, nous confie la victime : « C’est vous les Bamilékés qui voulez le départ de Paul à la tête de ce pays ? Nous allons vous montrer » fin des citations. Un discours qui a choqué ceux des autres personnes présentes dans le véhicule, qui ont commencé à hurler au tribalisme.
Sauvé par un média
Chassées de la salle d’audience du conseil constitutionnel pour avoir retransmis en direct le déroulement des échanges, les équipes de NAJA TV conduite par le célèbre journaliste Brand KAMGA en quittant le palais des congrès, vont être alertés par ces cris de personnes arrêtées et vont décider de filmer la scène. C’est ainsi que pris de panique, certains gendarmes vont s’approcher du véhicule pour empêcher les prises d’images. Autre scène totalement surréaliste, ils vont commencer à faire descendre plusieurs des personnes arrêtées et les conduire vers des destinations que nous découvrirons plus tard. C’est dans ce cafouillage qu’Hubert va sortir et s’échapper des mains d’une équipe de personnes qui terrorisent toute personne au Cameroun porteuse d’une idée de changement. Plus d’une dizaine de militants et sympathisants n’auront pas la même chance Qu’Hubert et seront conduits dans les cellules de la légion de gendarmerie du centre de Yaoundé. Ils y passeront plusieurs jours et ne seront libérés sous caution que grâce à l’intervention du collectif Sylvain SOUOP. Un collectif d’avocats qui s’occupent de manière bénévole aux cas des personnes arrêtées pour leurs idées et orientations politiques. En particulier ceux du MRC.
Un retour à la vie normal, difficile
Depuis cette scène vécue devant le palais des congrès de Yaoundé qui a plutôt renforcé ses convictions politiques, Hubert vit désormais dans la peur. Il nous confie avoir déjà été suivi par deux personnes non-identifiées, qui pendant 03 jours au moins étaient à ses trousses et suivaient tous ses pas et gestes. Il a d’ailleurs dû à ce moment voyager pour l’Ouest Cameroun précisément dans son village Bansoa pour y séjourner une semaine avant de remonter à Douala pour poursuivre ses activités. C’est désormais dans la peur qu’il vit avec sa famille. Une peur qui l’accompagne dorénavant. C’est d’ailleurs de manière exceptionnelle qu’il a bien voulu témoigner à notre micro, ce qu’il aura vécu.





